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Guide du numéro fiscal au Pérou (RUC)

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Registro Único del Contribuyente (RUC)

Au Pérou, les personnes physiques, les entités juridiques et autres entités se conforment aux directives établies par la Loi sur le registre unique des contribuables, spécifiquement le Décret législatif 943 (régi par la Résolution de la Surintendance n° 210-2004/SUNAT). L'immatriculation au Registre unique des contribuables (RUC) est une étape obligatoire pour obtenir un enregistrement fiscal. La Surintendance nationale des douanes et de l'administration fiscale (SUNAT) est chargée de superviser et de gérer ce registre.

Format du RUC

Le RUC au Pérou est un identifiant à 11 chiffres, organisé en structures distinctes : a) Pour les personnes physiques utilisant le DNI pour l'identification : Préfixe 10 + DNI + chiffre de vérification. b) Personnes physiques utilisant d'autres documents d'identité : Préfixe 15 + numéro aléatoire + chiffre de vérification. c) Entités juridiques : Préfixe 20 + numéro aléatoire + chiffre de vérification.

Bon d'information enregistrée (CIR)
Bon d'information enregistrée (CIR)

Base de données officielle : Recherche RUC


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Foire aux questions

Un étranger peut-il s'immatriculer au RUC avant d'obtenir un visa de résidence, ou y a-t-il un cercle vicieux Migraciones–SUNAT ?

Ce problème est un blocage documenté pour les étrangers demandant un visa de résidence en tant que travailleur indépendant (trabajador independiente) : Migraciones peut exiger un numéro de RUC personnel dans le cadre de la demande, pourtant SUNAT ne délivrera un RUC aux étrangers que s'ils détiennent déjà un carné de extranjería ou un document de résidence valide. Les bureaux de SUNAT ont confirmé l'existence de ce conflit. La solution pratique consiste à demander d'abord un permis de travail ou une catégorie de résidence temporaire ne nécessitant pas de RUC préalable, à obtenir le carné de extranjería, puis à s'immatriculer auprès de SUNAT en personne — l'immatriculation en ligne au RUC pour les étrangers n'est plus disponible et doit être effectuée dans un centre de services aux contribuables (Centro de Servicios al Contribuyente) avec le document d'identité et une facture de services. [1] [2]

Les plateformes de services numériques non résidentes doivent-elles s'immatriculer au RUC et collecter l'IGV péruvien ?

Oui. En vertu du Décret législatif n° 1623, entré en vigueur le 1er décembre 2024, les prestataires non domiciliés de services numériques (streaming, SaaS, publicité en ligne, stockage cloud, etc.) vendus à des consommateurs péruviens doivent s'immatriculer au RUC via SUNAT Virtual et collecter 18 % d'IGV au point de paiement. Aucune adresse physique au Pérou n'est requise, et l'immatriculation ne crée pas d'établissement stable. L'impôt collecté doit être déclaré et reversé en PEN ou USD dans les dix premiers jours ouvrables du mois suivant. Le défaut d'immatriculation expose le prestataire à des sanctions d'infraction péruviennes. [3] [4]

Pourquoi une entreprise péruvienne refuse-t-elle de payer une facture lorsque le RUC du fournisseur affiche «Baja de Oficio» ?

SUNAT peut unilatéralement placer un RUC en statut «Baja de Oficio Provisional» (annulation provisoire d'office) si elle présume que le contribuable a cessé son activité — par exemple en raison de déclarations non déposées. Dans cet état, le titulaire ne peut pas légalement émettre de factures électroniques (facturas electrónicas), et les acheteurs rejettent à juste titre ces documents car la CDR (Constancia de Recepción) de SUNAT renvoie un statut «Rechazada». Pour débloquer les paiements, le fournisseur doit réactiver le RUC dans un centre SUNAT avant de réémettre la facture. Les acheteurs peuvent vérifier le statut live du RUC sur le portail officiel avant d'accepter toute facture. [5] [6]

Quel impôt sur le revenu est retenu sur les paiements effectués par des sociétés péruviennes à des prestataires de services étrangers non domiciliés ?

Les sociétés péruviennes qui versent à des entités non domiciliées des rémunérations pour des services rendus doivent retenir l'impôt péruvien sur le revenu à la source avant de transférer des fonds à l'étranger. Le taux standard est de 30 % sur le revenu brut de source péruvienne pour la plupart des services et redevances. Les services d'assistance technique bénéficient d'un taux réduit de 15 % si le service est économiquement utilisé au Pérou et dûment documenté. Les dividendes font l'objet d'une retenue séparée de 5 %. Les intérêts versés à des prêteurs étrangers indépendants dans des conditions de pleine concurrence sont taxés à 4,99 %. Les bénéficiaires non domiciliés ne déposent pas de déclarations annuelles ; le payeur péruvien est entièrement responsable de la retenue et du reversement à SUNAT. [7] [8]

Quel régime fiscal une petite entreprise péruvienne doit-elle choisir après la suppression proposée du RER et du Régimen MYPE Tributario ?

Le gouvernement péruvien a proposé de consolider les quatre régimes existants — NRUS, RER, Régimen MYPE Tributario et Régimen General — en deux à partir de 2025 : un NRUS réformé (pour les micro-entreprises avec un chiffre d'affaires brut ne dépassant pas 19 UIT ≈ S/ 97 850 par an) et le Régimen General pour tous les autres. Les entreprises actuellement au RER ou au MYPE Tributario doivent vérifier leur chiffre d'affaires annuel brut par rapport au nouveau seuil basé sur l'UIT et évaluer si elles sont éligibles au NRUS simplifié (quota mensuel unique, pas de comptabilité requise) ou doivent passer au Régimen General (comptabilité complète, impôt sur les sociétés de 29,5 %). Le portail Emprender de SUNAT publie la comparaison des régimes actuels et les règles de transition automatique. [9] [10]