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Guide du numéro fiscal à Monaco — TVA et fiscalité des entreprises

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Numéro de TVA

Le numéro de TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) à Monaco se compose de 11 chiffres.


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Foire aux questions

Les ressortissants français à Monaco sont-ils exonérés d'impôt sur le revenu comme les autres résidents ?

Non. En vertu de la convention fiscale bilatérale signée le 18 mai 1963, la France impose ses ressortissants domiciliés à Monaco sur l'ensemble de leurs revenus mondiaux, comme s'ils étaient résidents en France. Cette règle s'applique quelle que soit la durée du séjour d'un citoyen français à Monaco — la seule exception historique concerne les ressortissants français qui avaient résidé en permanence à Monaco pendant au moins cinq ans avant le 13 octobre 1962, ou qui y sont nés et y ont résidé depuis leur naissance. Tous les autres résidents français à Monaco doivent déposer une déclaration d'impôt sur le revenu en France et payer l'impôt français sur le revenu, rendant le statut de « non-imposition sur le revenu » de Monaco inapplicable à leur égard. [1] [2]

Quelles sociétés monégasques sont soumises à l'Impôt sur les Bénéfices (ISB), et à quel taux ?

L'impôt sur les sociétés à Monaco — l'Impôt sur les Bénéfices (ISB) — ne s'applique qu'aux sociétés exerçant des activités industrielles ou commerciales à Monaco lorsque plus de 25 % de leur chiffre d'affaires provient hors du territoire monégasque, directement ou indirectement. Le taux standard depuis le 1er janvier 2022 est de 25 %. Les sociétés réalisant 75 % ou plus de leurs revenus à Monaco ne paient pas d'ISB. Les sociétés nouvellement créées bénéficient d'une montée en charge progressive : 0 % pour les première et deuxième années, 6,25 % en troisième année, 12,5 % en quatrième année, 18,75 % en cinquième année, et le plein taux de 25 % à partir de la sixième année. Les sociétés de propriété intellectuelle — celles dont l'activité monégasque consiste à percevoir des redevances de brevets, de marques commerciales ou de procédés de fabrication — sont également soumises à l'ISB, quelle que soit la répartition des revenus. [3] [4]

Une société étrangère de SaaS ou de services numériques doit-elle s'immatriculer à la TVA à Monaco, et quelle autorité fiscale est compétente ?

Oui. Étant donné que Monaco applique les règles françaises en matière de TVA en vertu de l'Union douanière franco-monégasque de 1963, il n'y a pas de seuil d'immatriculation pour les prestataires de services numériques non résidents vendant en B2C à des clients à Monaco. Les entreprises étrangères doivent s'immatriculer dès leur première vente. L'immatriculation est traitée par l'unité de l'administration fiscale française pour les entreprises étrangères (Service des Impôts des Entreprises Étrangères), et non par un organisme monégasque distinct, et l'entreprise reçoit un numéro de TVA français — et non un identifiant monégasque distinct. Les prestataires non-UE doivent désigner un représentant fiscal agréé en France. Les ventes numériques B2B sont traitées par autoliquidation par l'acheteur et ne déclenchent pas d'obligation d'immatriculation pour le vendeur. [5] [6]

Comment l'union douanière de Monaco avec la France affecte-t-elle les déclarations de marchandises lors des échanges avec d'autres États membres de l'UE ?

Monaco est traité comme faisant partie du territoire douanier français en vertu de l'Accord douanier franco-monégasque de 1963, ce qui signifie que les marchandises circulant entre Monaco et la France ne franchissent pas de frontière douanière. Cependant, Monaco n'étant pas un État membre de l'UE, lorsqu'une entreprise monégasque négocie des marchandises avec un pays de l'UE autre que la France, une déclaration statistique DEB (Déclaration d'Échanges de Biens) doit être soumise à l'administration des douanes française, et non à Monaco. Le non-dépôt de ces déclarations de type intrastat peut entraîner des pénalités en vertu du droit douanier français, qui s'applique directement à Monaco. Les entreprises manquent souvent cette obligation en supposant que le statut non-UE de Monaco signifie l'absence d'obligations de déclaration européennes. [7] [8]

Monaco participe-t-il à l'échange automatique d'informations CRS, et les détails de mon compte bancaire seront-ils transmis à l'étranger ?

Oui. Monaco est signataire de l'Accord multilatéral entre autorités compétentes sur l'échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers de l'OCDE et a mis en œuvre la Norme commune de déclaration (CRS) via l'Ordonnance souveraine n° 6.208 du 20 décembre 2016. Les institutions financières monégasques doivent identifier les comptes détenus par des non-résidents et les déclarer annuellement au Service des impôts, qui transmet les données à l'autorité fiscale du pays de résidence du titulaire du compte. En 2025, Monaco échange des informations avec 83 juridictions déclarables. Monaco a également signé un protocole avec l'UE le 13 octobre 2025 pour adopter le CRS 2.0 à compter du 1er janvier 2026, qui étend la déclaration aux comptes de crypto-actifs. Traiter un compte bancaire monégasque comme un bouclier de confidentialité vis-à-vis des administrations fiscales étrangères n'est donc plus viable. [9] [10]